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La vie quotidienne


      Au 2ème siècle ap.J.-C., rehaussée et reconstruite par Hadrien, Ostie avec ses 40 000 habitants est une ville portuaire active, cosmopolite, multiethnique, dont le travail dépend largement de la Rome impériale . Sa population, entassée dans des insulae de 3 à 4étages, dépourvues d'eau courante, dispose de bains publics confortables, de la proximité de la mer et fait preuve de tolérance religieuse : juifs, chrétiens, païens romains et orientaux y vivent en bonne harmonie une existence où la prospérité est possible, tout en restant liée aux besoins de la métropole en blé, huile et vin. La population dispose d'un théâtre et mène des jours agréables sous les nombreux portiques, mais n'a pas le temps d'être oisive. On respecte l'empereur, on a peur des incendies, mais aussi de l'humidité nocive à la conservation du blé. On y meurt souvent jeune. Le contact avec le trafic maritime ouvre l'esprit sur le monde extérieur.

I/ Le citoyen et la cité à Ostie

      Parfois, les esclaves lorsque leur maître leur rend leur liberté ils deviennent alors des affranchis Son nom concerve souvent la trace de cette ancienne dépendance;

Les esclaves (prisonniers de guerre, débiteurs) devenant de plus en plus nombreux, les maîtres cherchent à alléger ma charge que représente pour eux l'entretien de ce personnel; En rendant sa liberté à un esclave, on se dégage en même temps des responsabilité que l'on a en son égard.

II/ La religion à Ostie

      Dès les premiers siècles, la vie religieuse fut intense et des temples, plus ou moins grands, s'élevèrent un peu partout. Les fouilles nous ont révélé à quelle divinité chaque sanctuaire était dédié : Vulcain, la triade du Capitole (Jupiter, Junon, Minerve), Castor et Pollux, Vénus, la Fortune, Cérès, Hercule, Mars, Neptune, Apollon, et bien d'autres divinités auxquelles il convient d'ajouter le culte des empereurs divinisés après leur mort, comme Trajan, Marc-Aurèle, ... De plus, beaucoup d'étrangers affluant à Ostie, on trouve des temples dédiées à des divinités lointaines orientales telles que Cybèle (Magna Mater), Attis, Isis, Sérapis, Mithra : ce dernier Dieu a le privilège de compter seize chapelles (ou "Mithraeums"). De nombreux temples étaient édifiés par des particuliers; des chapelles votives étaient offertes collectivement par des associations de travailleurs (comme ceux des chantiers navals). Une synagogue attenste de la présente d'une communoté juive dès le Ier siècle de notre Ere.
      Enfin, le christiannisme est représenté par une basilique élevée par Constantin en 313 après J-C: Plusieurs martyrs de cette ville sont morts pour leur foi, dont la mère de Saint Augustin, Monique.

III/ Les échanges et le commerce

      Ostie était donc une ville importante à cause de son activité commerciale soutenue.
Les quais du port d'Ostie étaient plus que sécurisés. De nombreux biens destinés à Rome étaient stockées dans des horrea (entrepôts), avant d'être transporté vers Rome en remontant le Tibre sur des bâteaux-remorqueurs tirés par des boeufs.
De nombreuses guildes (collegia) devinrent de plus en plus puissantes : il s'agissait d'organisations regroupant des artisants ou des marchands. Ces guildes ne peuvent pas être comparées avec les guildes médiécales, car la participation de chacun n'était pas obligatoire. Elles ont joué un rôle économique et social, puis sont devenues des corporations (corpora) où les membres devaient effectuer des tâches d'un interêt public. Les hommes libres et les affranchis pouvaient rejoindre les guildes, et il n'y avait aucune discrimination entre eux.
Les présidents de ces guildes étaient appelés quinquennales, car ils s'en occupaient pendant 5 ans. Les trésoriers s'appellaient quaestores ou curatores, et les membres ordinaires formaient la plebs. Les guildes les plus vastes étaient ceux des ouvriers ou des constructeurs de bâteaux (fabri tignuarii et fabri navales, avec un total de plus de 350 membres.


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